4 de abril de 2017

viagem aos tempos do macartismo

Em «Marianne»



C’est la règle ! Chaque fois qu’un César de carton-pâte est couronné roi aux Etats- Unis, les « élites » locales se désolent de n’avoir rien vu venir. « Je ne comprends pas comment Reagan a pu être élu, car tous mes amis ont
voté contre lui », se lamentait une couturière new-yorkaise après la victoire de l’acteur en 1980. Honni sur les campus et mis en pièces par les satiristes, Donald Trump a pareillement, pour mieux rafler la mise, accumulé les énormités. Furieux « bouffeur de rouges », Joe McCarthy stupéfia, lui aussi, au début des années 50 la gente pensante qui jugea d’abord insignifiant ce bravache en fer-blanc. Jusque-là, McCarthy ne s’était signalé que par sa campagne contre le rationnement du sucre, une survivance des années de guerre. Sa notoriété n’avait pas dépassé les frontières du Wisconsin dont il avait été élu sénateur en 1947. Ses collègues le considéraient comme un drôle de drille, un peu braillard et trop porté sur le bourbon.

Pour lancer sa croisade contre « l’araignée rouge », le futur « grand inquisiteur » choisit une cérémonie à la gloire d’Abraham Lincoln, ignorant sans doute que, du temps de la guerre civile, le vainqueur du Sud avait entretenu une correspondance amicale avec Karl Marx…

donner à la presse sa ration de gros titres

D’entrée de jeu, McCarthy fignole la méthode qui va assurer son ascension : cajoler la presse, en lui donnant chaque jour sa ration de gros titres, et préférer à l’accusation précise l’insinuation. Comédien consommé, il extirpe ainsi de sa poche, devant son auditoire abasourdi, une feuille où seraient inscrits les noms de 205 hauts fonctionnaires à la solde du Kremlin et « couverts par le secrétaire d’Etat, Dean Acheson lui-même » ! Pur bluff, car, pressé des mois plus tard de préciser sa pensée, il réduira la liste à 58, puis

Au bûcher cinéastes, -généraux, simples citoyens…McCarthy - ici, à g. – pourchasse jusqu’aux homosexuels, qui“constituent un risque pour lasécurité de la nation, car ils sont vulnérables au chantage”. Pas dechance, son assistant, Roy Cohn - à d. -, se fera épingler pour son penchant pour les hommes.

finalement à cinq « suspects » d’ailleurs exempts, après enquête, du moindre flirt avec Moscou. Il n’empêche qu’en ce printemps 1950 l’élu du Middle West a bien choisi son moment pour ffoler une Amérique qui s’estime en état de siège. Deux ans plus tôt, la Chine a viré au rouge, et en 1949 l’URSS a effectué, contre toute attente, son premier essai nucléaire. Ex-conseiller
du président Roosevelt à la conférence de Yalta, Alger Hiss vient d’être reconnu coupable d’espionnage et les époux Rosenberg ont été incarcérés pour avoir fourni à l’URSS des renseignements sur la fabrication de la bombe A.

Surtout, l’embrasement de la planète paraît imminent depuis que, en Corée, l’Est et l’Ouest en sont venus aux armes, deux ans tout juste après le blocus de Berlin par Staline… Vu l’urgence du péril, toute réticence sur les méthodes de McCarthy s’apparente ainsi à de la haute trahison. « Quelle douche froide ! Les Américains étaient sortis de la Seconde Guerre mondiale convaincus de leur supériorité morale et matérielle, et voilà qu’ ils accumulaient les camouflets !
L’ idée d’une trahison au coeur même de l’Etat s’est donc vite imposée comme la seule explication possible », rappelle l’historien américain David Oshinsky.

Quand Truman craint de passer pour un faible

McCarthy va exhiber comme premier trophée le scalp de John S. Service. Sinologue réputé du Département d’Etat, ce dernier a été chargé d’explorer, au plus fort de la guerre civile chinoise, l’éventualité d’un partage du pouvoir entre communistes et nationalistes. Sûr de triompher, Mao n’a nulle intention, en bon stalinien, de transiger. « Il conviendrait plutôt, suggère Service, dans son rapport, de tâter ses intentions à l’égard de l’Amérique. »Un constat qui lui vaut d’être taxé de « défaitisme » puis congédié par Harry Truman. Mis en joue par les ultras, le président redoute par-dessus tout d’être  accusé de faiblesse. De plus, Service a aggravé son cas en fréquentant Harvard… Un « repaire notoire,selon McCarthy, de snobs bolchevisants ». Au total, la traque méthodique des fonctionnaires « suspects »
Coupables d’« outrage au Congrès », ces fortes têtes s’étaient retranchées derrière le premier amendement de la Constitution – qui garantit la liberté d’opinion – pour refuser de coopérer avec la Commission des activités antiaméricaines. Ils écopèrent de six mois à un an de prison.
En plus de Chaplin, Jules Dassin et Joseph Losey seront, plus tard, acculés à l’exil. Dalton Trumbo, lui, continuera à écrire, à l’insu du public, des scénarios sous divers patronymes. C’est seulement en 1959, après l’épuisement de l’hystérie antirouges, que son nom réapparaîtra dans les génériques d’Exodus et de Spartacus. « Ma condamnation pour outrage au Congrès était, avoua-t-il, parfaitement justifiée, car je n’avais que du mépris pour ces guignols. »
Tout le monde n’étant pas, comme Trumbo, douépour l’héroïsme, on ne dénombre qu’une minorité de réfractaires qui osèrent tenir tête à leurs persécuteurs. « Je ne sais pas si je suis communiste, mais mon compte en banque, lui, a toujours été dans le rouge ! » rétorque
Woody Guthrie, le barde de l’Amérique ouvrière, quando on le prie de rendre des comptes. « C’est votre commission qui a des activités antiaméricaines », proteste Humphrey Bogart, « coupable » d’avoir affiché treize ans plus tôt son soutien à la République espagnole.
Victime oubliée de cette pantomime, le compositeur Elmer Bernstein décide de brûler ses vaisseaux : « Les seuls dans cette salle qui minent la Constitution sont mes accusateurs eux-mêmes ! » Plus nombreux sont les renégats qui décident de « lâcher des noms » pour
se solde par 739 révocations. Une « liste grise », sorte de purgatoire en attente du pire, provoque, elle, 7 000 démissions.
« Nous ne vaincrons pas les adeptes de Staline àl’étranger, en adoptant, ici, les méthodes de McCarthy »,proteste mollement Harry Truman. Un voeu pieux, car le sénateur obtient carte blanche pour expurger les bibliothèques du Département d’Etat et des ambassades américaines des écrits réputés « subversifs », exception faite, toutefois, de la Déclaration d’indépendance… De son côté, le FBI ne chôme pas. Le passé politique de 3 millions d’Américains est observé à la loupe. Avoir pétitionné pour l’aide à l’URSS, du temps
encore tout proche de la guerre contre Hitler, vaut aveu de culpabilité. Relégués dans une bourgade texane, deux agents du Bureau fédéral produiront même, des mois durant, force rapports sur une cellule fantôme de métayers bolcheviques pour justifier leurs appointements
! Un prélude à la mise au pas des metteurs en scène et des acteurs.

Purges dans le show business

« C’est à Hollywood que se trouve le coeur du dispositif destiné à renverser le gouvernement », tranche l’honorable John Rankin, le comparse de McCarthy au Congrès. Sur le « front » culturel aussi, le FBI a montré la voie. Les argousins d’Edgar Hoover scrutent depuis vingt ans les films « litigieux ». A cause des Temps modernes et du Dictateur, preuve, estime le Bureau fédéral, d’un « antifascisme prématuré », Charlie Chaplin est, de loin, son suspect préféré. La mise à l’index des Raisins de la colère, fresque rageuse sur la Grande Dépression, ne surprend pas. Plus étonnants sont les commentaires du FBI sur La vie est belle, gentile bluette de Frank Capra. « Le banquier du film, souligne leur rapport, est arrogant et brutal. Le procédé habituel des communistes pour distiller leur propagande »…
Impatients de donner des gages, les studios de Hollywood se séparent des brebis galeuses et s’engagent à respecter les consignes des censeurs. Plus question de vilipender la libre entreprise, de « calomnier les riches et de s’attarder complaisamment sur les conflits sociaux ». Pour faire bonne mesure, une écurie de tâcherons de la pellicule est chargée de réaliser une avalanche de navets antirouges. Dans Comment j’ai épousé un communiste, l’héroïne apprend aux spec-
good bye uncle sam - le 17 avril 1953, Charlie Chaplin arrive à londres après avoir liquidé ses dernières possessions aux etats-unis et rendu son visa. il n’y reviendra plus jamais. Harcelé depuis des années par le FBI qui assimile son pacifisme revendiqué à du communisme, le cinéaste se réfugiera en Suisse.


tateurs à détecter le commie qui viendrait à se glisser dans leur entourage. L’énergumène est fébrile, forcément débraillé et, surtout, il utilise des mots de plus de trois syllabes… « En fait, résume l’actrice Lauren Bacall, la peur régnait déjà sur les plateaux depuis la condamnation des “dix de Hollywood” en 1947. »Coupables d’« outrage au Congrès », ces fortes têtes s’étaient retranchées derrière le premier amendement de la Constitution – qui garantit la liberté d’opinion – pour refuser de coopérer avec la Commission des activités antiaméricaines. Ils écopèrent de six mois à un an de prison.
En plus de Chaplin, Jules Dassin et Joseph Losey seront, plus tard, acculés à l’exil. Dalton Trumbo, lui, continuera à écrire, à l’insu du public, des scénarios sous divers patronymes. C’est seulement en 1959, après l’épuisement de l’hystérie antirouges, que son nom réapparaîtra dans les génériques d’Exodus et de Spartacus. « Ma condamnation pour outrage au Congrès était, avoua-t-il, parfaitement justifiée, car je n’avais que du mépris pour ces guignols. »
Tout le monde n’étant pas, comme Trumbo, doué pour l’héroïsme, on ne dénombre qu’une minorité de réfractaires qui osèrent tenir tête à leurs persécuteurs. « Je ne sais pas si je suis communiste, mais mon compte en banque, lui, a toujours été dans le rouge ! » rétorque
Woody Guthrie, le barde de l’Amérique ouvrière, quando on le prie de rendre des comptes. « C’est votre commission qui a des activités antiaméricaines », proteste Humphrey Bogart, « coupable » d’avoir affiché treize ans plus tôt son soutien à la République espagnole.
Victime oubliée de cette pantomime, le compositeur Elmer Bernstein décide de brûler ses vaisseaux : « Les seuls dans cette salle qui minent la Constitution sont mes accusateurs eux-mêmes ! » Plus nombreux sont  des renégats qui décident de « lâcher des noms » pour sauver leur carrière. Les réalisateurs Edward Dmytryk et Elia Kazan sont de ceux-là. L’acteur Sterling Hayden,venu au communisme à la suite de son parachutage dans les maquis titistes, restera taraudé par sa « trahison ». « J’étais un rat ! A cause de moi, mes meilleurs amis ont perdu leur gagne-pain », enrageait-il encore sur son lit de mort.



Ethel et Julius Rosenberg, victimes expiatoires de la paranoia antirouges, ils finiront sur la  chaise électrique en 1953.


Répudiation en direct

On notera que les plus enragés à accabler les accuses – de John Wayne à Ronald Reagan – avaient, à l’inverse de Hayden, contemplé la guerre de loin… Une circonspection qui va manquer à McCarthy pour assurer sa survie politique. Hollywood « nettoyé », le voilà condamné, pour rester à la une, à trouver de nouvelles cibles. Pourquoi pas l’armée, même si,
en pleine guerre froide, elle demeure l’arche sacrée de l’américanisme ? Sûr de son fait, le sénateur taxe ainsi le général Marshall de « tiédeur » face au péril rouge sous prétexte que le « sauveur de l’Europe » refuse d’étendre la guerre de Corée à la Chine… Pour faire bonne mesure, il accuse dans la foulée les Eglises protestantes « de constituer le plus vaste réseau d’aide au communisme de la planète » !
Placé à la tête de la commission du Sénat sur la subversion, le Torquemada du Middle West peut encore se croire intouchable. « Il est libre de convoquer n’ importe quel ministre ou général pour le questionner », rappelled l’avocat Tony Gaenslen. De fait, McCarthy va charger son bras droit, Roy Cohn, le « tombeur » des Rosenberg, de décortiquer le passé du malheureux Ralph
Zwicker, un obscur général soupçonné d’avoir couvert un subalterne « suspect ». Erreur funeste, car Cohn est homosexuel, un travers malencontreux quand son patron clame que « les invertis constituent un risqué pour la sécurité de la nation, car ils sont vulnerable au chantage …
De plus, la presse n’est pas longue à découvrir que le second du sénateur a tenté d’obtenir une affectation de complaisance pour son amant appelé sous les drapeaux… La salle des auditions du Sénat où McCarthy avait brisé tant d’existences va être le théâtre de son anéantissement. Fred Fisher, l’avocat de l’armée, évite d’abord le choc frontal, en protestant que l’honnête
Zwicker a toujours montré un patriotisme sans faille. Fidèle à sa méthode, McCarthy brandit alors la carte d’adhésion d’un stagiaire de Fisher au syndicat des avocats, « une organisation, glapit-il, qui, comme chacun sait, roule pour les rouges ». La salle frémit et 20 millions d’Américains – car les débats sont retransmis en direct – retiennent leur souffle. Fisher profère,
alors, la phrase fatidique que les milliers de victimes du matamore rêvaient de prononcer : « N’avez-vous, sénateur, aucune décence ? Qui vous autorise à vouloir détruire la vie de ce jeune homme ? » D’un seul coup, la peur s’évapore. En une poignée de secondes, le
costaud de saindoux est restitué à sa vraie nature de démagogue haineux. Pour la forme, il profère une dernière fois ses anathèmes mais la mayonnaise ne prend plus. Par 67 voix contre 22, les sénateurs qui, la veille encore, lui faisaient risette le répudient. « Si vous avez besoin d’un véritable ami à Washington,achetez-vous un chien », notait déjà Harry Truman.
Devenu infréquentable, McCarthy noie son amertume dans son verre, au point de trépasser en 1957, trois ans plus tard, de ses excès de boisson. Roy Cohn, lui, sortira presque intact de cette débâcle et il mettra, vingt ans plus tard, ses talents vénéneux au service de l’actuel président (lire l’encadré, ci-dessous). Soyons justes ! Sans McCarthy, Herbert Biberman n’aurait pas
été contraint d’émigrer au Mexique et d’y réaliser le Sel de la terre, chef-d’oeuvre du cinéma social…

L’HOMME QUI MURMURAIT
À L’OREILLE DE TRUMP…
Donald Trump dégringolera-t-il de son trône branlant à
la suite d’un tweet de trop ? Après tout, McCarthy régna
quatre ans sur le Sénat, avant d’être englouti par ses outrances. Faitpeu connu, c’est Roy Cohn, l’ex-second du sénateur, qui fut l’un despremiers à détecter chez Trump, lors d’une soirée à New York en 1977,l’envergure d’un présidentiable. « Ils se téléphonaient plusieurs fois par semaine, jusqu’à la mort de Cohn, en 1986 », précise le journalisteJonathan Mahler. De fait, « Roy le cynique » a enseigné à son poulainles rudiments du métier. « Il faut, estimait-il, d’abord comprendre que la mauvaise publicité est quand même de la publicité… » Peu importe qu’Obama soit ou non le « fondateur de l’Etat islamique »et la Suède, vraiment « ravagée par le terrorisme », l’essentiel est d’occuper les unes et d’y rester. Ensuite, désigner un ennemi
d’autant plus mortel qu’il avance masqué. Hier, les communistes,nichés au coeur de l’Etat. Aujourd’hui, les Latinos, supplétifs de laChine, puisqu’ils menacent de l’intérieur la cohésion de la nation.Seul hic : pour durer, Trump est condamné à inventer, chaque jour, denouveaux complots, sous peine d’endurer le sort de McCarthy, jeté aux
oubliettes lorsqu’il se découvrit en panne d’hérétiques à faire rôtir…

26 de fevereiro de 2016

Três crónicas sobre o Bloco face ao PCP nos primeiros anos

No Avante! de 21.1. 1999

Começar mal

Por ocasião do lançamento, no último fim de semana, da tentativa de mais uma experiência de agregação eleitoral na área da UDP, do PSR e da Política XXI, alguns dirigentes do PSR e da UDP produziram declarações relativas ao PCP que se arriscam a ficar como um indício de qual poderá ser o seu verdadeiro desígnio eleitoral e dos tristes métodos que se dispõem a usar para o atingir.
Com efeito, e só para citar algumas frases mais significativas, Alberto Matos (UDP) invocou as «ambiguidades» do PCP face ao PS e falou das « «colagem do PCP ao Governo à espera de uns lugares». Luís Fazenda (UDP) referiu que o país não precisa de «uma oposição que num dia proteste e no dia seguinte esteja a tentar um negócio de poder», reclamando de seguida que «o PCP que se defina». E, para abreviar a lista, acrescente-se que Heitor de Sousa, no Congresso do PSR, terá também acusado o PCP de ter uma posição de compromisso com a política de direita assim induzindo uma postura conformista e rotineira do movimento operário.
Deixando-nos de punhos de renda, é caso para dizer que os autores destas declarações, proclamam querer «começar de novo», mas começam é mal.
Porque começam por deturpar, falsificar e amesquinhar a indiscutível realidade de que o PCP tem sido a grande força de oposição de esquerda ao Governo do PS, agindo em todos os planos da vida nacional com rigorosa autonomia política e estratégica e desempenhando um papel incontornável não apenas na defesa de interesses populares imediatos mas também na luta por valores, por uma política e por um projecto alternativo de esquerda.
Porque começam dando objectivamente continuidade à operação lançada pelo PSD, e especialmente acarinhada pelo «Expresso», para apresentar o PCP como «muleta do PS», precisamente para fazer esquecer que, nesta legislatura e nas matérias fundamentais e decisivas, os grandes aliados do PS têm sido o PSD e o PP.
Porque começam com o truque de, olhando o campo da esquerda, precisarem de decretar que é um deserto para melhor se apresentarem com a si próprios com uma miragem do desejado oásis.
É isto que, para já, não deixamos passar em claro.
Quanto ao resto, cada um é livre de avaliar a contribuição que será dada para a dignificação dos partidos e da vida política se, como é anunciado, três partidos, propondo-se continuar a existir, derem vida a um outro partido só por causa da concorrência a eleições.
E, já agora, tendo decidido entre si, e só entre si, como aliás é seu pleno direito, a configuração e arranque deste projecto eleitoral, alguns dos seus promotores bem nos podiam poupar ao truque do «desafio ao PCP»que releva de um misto de paternalismo e arrogância que nós não usamos com eles.
E poupem-nos sobretudo ao truque de, perante esta ou outras anotações críticas às suas deturpações caluniosas sobre a orientação do PCP, se virem apresentar depois como inocentes vítimas de uma suposta «agressividade» e «sectarismo» do PCP, ou exibir aquela conhecida sensibilidade de flor de estufa, sempre baseada no sagrado princípio de que uns podem dizer o que quiserem sobre os outros, mas os outros já nem sequer podem responder, ainda que em proporcionada atitude de legítima defesa. — Vítor Dias

No «Semanário» em 8/10/99

Legítima defesa

Vítor Dias

Entendeu Fernando Rosas que não podia usar a sua última coluna de opinião no “Público” antes da votação de domingo sem reincidir em mais uma das deturpações sobre a orientação, acção e objectivos do PCP que, em assinalável medida, têm sido a grande terraplanagem operada pelo Bloco de Esquerda para melhor exibir a sua alegada diferença e valia.
Com efeito, só porque o “Expresso” titulou uma entrevista de Carlos Carvalhas com a afirmação de que “para mudar o PS é preciso termos força”, logo Fernando Rosas se apressou a dar o precipitado passo de gigante que foi daí concluir que a tanto se resume o projecto e os objectivos do PCP, apesar de qualquer pessoa séria e interessada ter muitas maneiras de comprovar que o PCP está enfatizando outras, e bem mais cruciais, razões de voto na CDU.
E, como não se pode acreditar que um intelectual com as responsabilidades de Fernando Rosas já só leia títulos e estruture comentários e juízos políticos sobre outras forças com base em títulos de entrevistas, cresce então uma terrível  suspeita.
A de que ele sabe perfeitamente, mas resolveu escondê-lo dos leitores, que a citada afirmação de Carlos Carvalhas foi feita no contexto de uma pergunta que inquiria das razões porque o PCP não tinha desafiado o PS para “uma aliança de governo”. E também sabe perfeitamente que, na entrevista de Carvalhas ao “Expresso”, há passagens que, embora com as limitações de desenvolvimento inerentes ao tipo de entrevista, distanciam claramente o PCP de concepções de meros “arranjos de cúpula” ou de “alianças entre partidos”, antes evocam o papel dos movimentos sociais, sublinhando mesmo a ideia de que “é possível, certamente com tempo, que o avanço do movimento social permita uma recomposição política, com efeitos no interior dos partidos”.
Mas há mais: F. Rosas conhece perfeitamente a densa reflexão do PCP, consagrada no seu último Congresso (1996) e já exposta com suficiente clareza num colóquio em F. Rosas também participou em Coimbra, sobre a complexa questão da construção de uma alternativa de esquerda ao rotativismo e alternância entre PS e PSD. Só que não resiste  ao lamentável truque de, por um lado, absorver importantes  componentes dessa reflexão e depois fazer de conta que o PCP não a tem e que, em lugar dela, tem orientações resumíveis ao objectivo de ser “flor de esquerda na lapela” da governação socialista ou uma “espécie de corrector apendicular  das leis e  das políticas do Governo” PS.

Aliás, a orientação do Bloco de Esquerda em certos aspectos é bastante confusa (ou talvez não) : desvalorizam manifestamente o perigo e as consequências de uma maioria absoluta do PS, não falam muito contra o PS, tem apoiantes que, como é publico, tem boa parte do seu coração no PS, parecem sobretudo preocupados em disputar influência a quem foi - combativamente, no duro, sem favores dos “media”, e tanto no terreno social como parlamentar - a oposição de esquerda ao Governo do PS, e depois, numas linhas impressas, dão-se ares de radicalismo decretando, para a eternidade, um nulo lugar do PS em futuras soluções de esquerda. (...)»

No Semanário  de 9.6.2000
A bílis do Prof. Rosas
Vítor Dias

Tivesse o «Público» um colunista permanente da área comunista, coisa que - em manifestação de curioso pluralismo -  deliberadamente não têm desde que há muito anos cancelou a colaboração que Luís Sá mantinha naquele jornal, e talvez os leitores  fossem poupados aos medidos desabafos que um lamentável e desonestíssimo artigo de Fernando Rosas («Público» de 7/6) nos impõe, muito embora a tentação do desprezo moral e político pudesse ser bem justificada.
Acontece que este dirigente do Bloco de Esquerda, cometendo aliás repugnante cinismo de misturar insinuações politicamente caluniosas com fingidos piscar de olhos, resolveu fustigar, com recurso a uma demagogia rasteira e a doentias elocubrações, a presença do Secretário-Geral do PCP em actos oficiais de recepção ao Papa e a Clinton e, neste último caso, descobrir uma grande contradição com a sua presença também na manifestação realizada, não tanto contra aquela visita, mas contra a política da Administração norte-americana.
E, porque isso é muito relevante para o retrato do personagem, talvez se possa começar por registar que, já em anterior artigo (publicado em 17/5), Fernando Rosas tinha conseguido a proeza de alinhavar umas  linhas propositadamente destinadas a que, quanto às «cerimónias fatimistas», o secretário-geral do PCP fosse metido no mesmo saco de Jorge Sampaio, Durão Barroso e Paulo Portas ( sabe-se lá porquê esqueceu-se de António Guterres !). Agora, com a mesma falta de escrúpulos, volta a falar de «o dr. Carvalhas ir receber o Papa a Fátima», quando tinha a obrigação de saber que o Secretário-geral do PCP não foi a Fátima e não esteve em nenhuma «cerimónia fatimista», apenas esteve, a convite do Presidente da República, na recepção no Aeroporto de Figo Maduro.
Mas há algo que decididamente excede o quadro de pensamento grupúscular deste anunciado candidato presidencial que há cinco anos, com a sua presença na Comissão de Candidatura de Sampaio,  avalizava as orientações claramente então enunciadas poe aquele candidato quanto a política externa, EUA, NATO, União Europeia,  etc. de que os comunistas e o seu candidato logo se demarcaram, e com as quais F. Rosas muito se virá a indignar por força do seu novo papel.   
Com efeito, pode o Prof. Rosas perorar  quanto quiser, mas a verdade é que o PCP, salvo circunstâncias ou conjunturas excepcionais, tem seguido o critério de aceitar fazer-se representar nos actos oficiais para que é convidado pelas instituições ou órgãos de soberania nacionais, reservando-se o direito de, por critério político, aceitar ou não convites dos governantes estrangeiros que visitam Portugal ( e o PCP não fez representar em nenhum acto promovido pelo Presidente Clinton).
Isto é, o PCP corresponde a convites que, partindo de órgãos de soberania ( e designadamente do PR), lhe são feitos em estrita relação com o papel, presença e intervenção que, por direito próprio conferido pelos eleitores, desenvolve nas instituições democráticas e, mais vastamente, na sociedade portuguesa.
Assim, onde o incuravelmente preconceituoso F. Rosas vê reverência com os «poderes fácticos», «duplicidade» ou homenagens a visitantes estrangeiros, o que há é uma firme afirmação do papel e relevância política e institucional de um partido que é fundador do regime democrático, o que há é a não abdicação de figurar em instâncias de representação que devem espelhar o real quadro pluralista da vida política nacional, havendo ainda acessoriamente a conveniência de confrontar certos visitantes estrangeiros com a evidência física e directa da existência em Portugal do Partido Comunista Português. 
E é esta luz que talvez possa  ficar então claro, salvo para o empedernido esquematismo e a bílis militantemente anti-PCP do Prof. Rosas, que as razões de fundo da representação do PCP em certos actos de natureza institucional  são afinal compatíveis e coerentes com as razões que, no exercício da sua inalienável autonomia, o levam simultaneamente a »fazer-se representar, por exemplo, na manifestação contra a política norte-americana. »



6 de fevereiro de 2016

Há 82 anos, a revolta fascista em França.



Le Front populaire, « âge d’or » de l’union des gauches, avec ses 40 heures et ses congés payés, vit encore dans nos mémoires. En revanche, l’émeute sanglante impulsée par l’ensemble de la nébuleuse d’extrême droite dans la nuit du 6 février 1934 en direction de la Chambre des députés, qui ft 15 morts et 1 500 blessés, a quelque peu disparu de nos radars… Et pourtant ! Cette insurrection éclate dans un contexte de profonde crise économique et de paralysie de la classe politique. La crise économique, venue des Etats-Unis (la crise de 1929 arrive en France en 1931), est d’autant plus ravageuse que l’Etat-providence n’existe pas encore, encore moins les indemnités chômage. Les gouvernements se succèdent, mais les politiques étalent leur impuissance, et leur discrédit s’aggrave au fl des ans. Le Parti radical-socialiste, « élu par les petits et gouvernant avec les gros », « Le cœur à gauche, mais le portefeuille à droite », selon des expressions de l’époque, est le pivot de la IIIe  République. Face à la crise économique, les radicaux n’oseront jamais impulser une politique keynésienne de relance à l’image du New Deal de Roosevelt. Les classes moyennes, dont le Parti radical se veut le représentant, seront les premières victimes de la crise. Les multiples scandales de corruption qui éclaboussent le Parti radical participeront un peu plus à dégrader l’image de « politiciens incapables et malhonnêtes ». Entre socialistes et communistes, la situation n’est marches convergentes Les ligues nationalistes emmenées par l’Action française, royaliste, les Croix-de-Feu et les associations d’anciens combattants, convergent vers le Palais-Bourbon pour “balayer cette Chambre

 guère plus brillante. En 1934, le traumatisme de la scission de Tours (1920) qui a donné naissance au Parti communiste pèse de tout son poids. Sous l’impulsion de l’Internationale communiste dirigée par Staline, le PC pratique une politique systématique de dénonciation des socialistes « valets de la bourgeoisie », « vendus au système ». L’appel incantatoire au « front unique » a pour objectif explicite de « plumer la volaille socialiste », selon le mot d’Albert Treint, éphémère secrétaire général du PC. Quant au Parti socialiste, il pratique une politique que Léon Blum lui-même qualifera parfois d’« inconséquente ». Refusant systématiquement l’exercice du pouvoir, il monnaye continuellement son soutien au Parti radical. Cette politique alimente une très grande instabilité gouvernementale qui contribue largement au succès de l’antiparlementarisme. Cette situation intérieure peu réjouissante est aggravée par un horizon international particulièrement sombre. Mussolini tient l’Italie sous sa férule depuis plus d’une décennie et Hitler est au pouvoir depuis un an… un scandaLe poLitico-financier de trop C’est dans ce contexte que l’afaire Stavisky éclate les derniers jours de décembre 1933. « Ce juif étranger », comme aime à le souligner l’Action française, a escroqué quelque 200 millions de francs grâce à la complicité active du maire de Bayonne et le soutien de plusieurs parlementaires radicaux. La presse découvre que la justice et la police connaissaient depuis plusieurs années les agissements de l’aventurier, objet de 19 poursuites judiciaires restées sans suite… Pour les journaux d’extrême droite, Stavisky est le pur produit de « la finance métèque et juive », « de la pourriture parlementaire et maçonnique ». Le 8 janvier, la police étant venue l’arrêter, l’escroc se suicide. C’est du moins la thèse ofcielle, mais personne n’y croit. « Stavisky s’est suicidé d’une balle tirée à 3 m. Voilà ce que c’est que d’avoir le bras long », ironise le Canard enchaîné. Les Ligues se déchaînent Sous le vocable « ligues », on retrouve une grande diversité d’organisations prônant toutes les thématiques traditionnelles de l’extrême droite. Elles se présentent souvent comme des associations d’anciens combattants voulant retrouver « l’esprit d’union des tranchées ». Quelques groupuscules se réclament ouvertement du fascisme, mais restent assez marginaux. En revanche, L’Action française, royaliste, avec son « nationalisme intégral » et son antisémitisme viscéral, exerce une grande infuence. De loin les plus nombreux, les Croix-de-Feu prônent « la réconciliation nationale ». Malgré leur organisation paramilitaire et leur reprise des grands thèmes de l’extrême droite (à l’exception de l’antisémitisme), les Croix-de-Feu récusent la stratégie insurrectionnelle. Dans la nuit du 6 février, l’appel à la dispersion lancé par leur dirigeant, le colonel de La Rocque, a permis sans doute d’éviter la prise de la Chambre des députés par des manifestants déchaînés. Mais, au-delà de leur logique propre, les ligues seront souvent instrumentalisées par certains leaders de la droite traditionnelle, par ailleurs riches industriels, qui les fnancent sur leurs fonds personnels ou grâce aux fonds secrets… « Nous entreprendrons une marche convergente vers cet antre qui s’appelle le Palais-Bourbon et, s’ il le faut, nous prendrons des fouets et des bâtons pour balayer cette chambre d’incapables », cette formule de la Fédération des contribuables pourrait être le programme commun des ligues… « Les ligues sont bien la réponse française à la crise de la démocratie libérale, selon l’historien Serge Berstein. Profondément enracinées dans l’ histoire nationale et la tradition activiste fondée sur la démocratie directe qui caractérise le bonapartisme et ses avatars, elles proposent une forme de République consulaire à exécutif fort. » L’antiparlementarisme et l’anticommunisme sont le plus souvent associés à la dénonciation du « complot franc-maçon », des « métèques » en général et des « youtres » en particulier. des traditions bien françaises Les raisons de revenir sur ces événements de février 1934 sont multiples. D’une part, à l’heure où l’« Identité nationale » est remise au goût du jour, où la lepénisation des esprits se développe, il n’est pas inutile de rappeler que l’extrême droite est une réalité politique bien ancrée dans la tradition française. Le discrédit qui l’a frappée après l’écrasement du fascisme en 1945 n’a duré que quelques décennies. On oublie trop souvent sa force depuis les lendemains de la Commune et de la défaite de 1871, avec, entre autres,son rôle central dans l’afaire Dreyfus où nationalisme, haine du « métèque » et antisémitisme obsessionnel s’enchevêtrent totalement. D’autre part, cette nuit d’émeute du 6 février que l’ensemble de la gauche de l’époque a vécu comme « une tentative de coup de force fasciste » a été l’électrochoc qui a amené cette gauche totalement fracturée à accomplir les premiers pas (timides) vers l’union. En réaction au 6 février, socialistes et communistes manifestent pour la première fois ensemble dans la rue le 12 février. Cette démarche progressera au fl des mois pour déboucher deux ans plus tard sur la victoire du Front populaire. Les lendemains du 6 février 1934 marquent ainsi le véritable acte de naissance d’une autre tradition bien fran- çaise : l’antifascisme qui pour le meilleur, mais pas toujours, reste un marqueur essentiel du peuple de gauche. d’inquiétantes correspondances Des historiens, Serge Berstein, Alexis Corbière, Philippe Corcuff, Zeev Sternhell, Benjamin Stora, Pierre-André Taguief et Michel Winock, nous livrent leurs analyses sur les années 30 (lire p. 64), et en quoi elles nous renseignent ou pas sur ce que nous vivons aujourd’hui. On y découvrira des correspondances, comme une profonde crise économique, l’impuissance et le discrédit des politiques et les réfexes de repli identitaire. Persuadé que l’on saisit mieux les événements en replongeant dedans, nous vous proposons aussi de revivre sur le vif ces quelques jours de février 1934 au travers de la presse. Un voyage avec les témoins de l’époque. 

2 de outubro de 2015

Afastando o nevoeiro




O presente artigo tem como objectivo demonstrar, do ponto de vista jurídico-constitucional, esta afirmação:
A Coligação PSD e CDS não será chamada a formar Governo (minoritário), ainda que porventura ganhasse as eleições legislativas por maioria relativa.
A Coligação “Portugal à frente” só teria condições para repetir a formação de Governo nos mesmos moldes do anterior, se ganhasse com maioria absoluta.
Frequentemente, diz-se: “Quem ganhar as eleições, será Primeiro-Ministro”.
Será assim?
A frase é incorrecta — é um erro pensar assim.
Desde logo, o Governo não é “eleito”, mas sim nomeado pelo Presidente da República (PR). As eleições servem para eleger Deputados à Assembleia da República (AR).
Não existem “candidatos a Primeiro-Ministro”, do ponto de vista jurídico-constitucional.
Desde logo, não há um círculo eleitoral nacional criado por lei. Os Deputados são eleitos por círculos eleitorais. Cada eleitor vota num círculo eleitoral em que se encontra recenseado.
As eleições legislativas servem o objectivo de eleger Deputados.

As fases de formação do Governo

1. A primeira fase é a da “nomeação” (e não “eleição”) do Primeiro-Ministro (artigo 187.º, n.º 1), por parte do PR.
Para tal, o PR tem: i) de ouvir “os partidos representados na” AR; ii) e de ter “em conta os resultados eleitorais” (artigo 187.º, n.º 1, da Constituição).
Isto indica que, salvo casos excepcionais, o Governo é uma emanação da AR.
Porém, diferentemente do que se possa pensar, o PR não se encontra juridicamente obrigado a nomear para Primeiro-Ministro o chefe do partido ou da lista mais votada.
Com efeito, o aludido artigo 187.º, n.º 1, não inculca que haja um dever de nomeação do Chefe do Partido mais votado.
Aliás, no caso de haver uma maioria parlamentar pouco sedimentada (quando não haja maioria absoluta de partido ou de lista), ou seja, uma dispersão de votos, a margem de escolha do PR torna-se exponencialmente lata.
O poder de nomeação do Primeiro-Ministro não está necessariamente transformado num acto de homologação dos resultados eleitorais: depende desses resultados, expressão, por seu turno, da conjuntura política.
1.1. Os restantes membros do Governo são propostos pelo PM e nomeados pelo PR.
Após este passo, ocorre a tomada de posse dos membros do Governo (art.º 186.º, números 1 e 2, da Constituição).
O Governo inicia funções; e os anteriores titulares são exonerados do cargo.
1.2. No entanto, o Governo nascente tem um estatuto debilitado: trata-se de um “Governo de gestão” (v. art. 186.º, n.º 5, da Constituição: “Antes da apreciação do seu programa pela Assembleia da República, (…) o Governo limitar-se-á à prática dos actos estritamente necessários para assegurar a gestão dos negócios públicos”).
O “passaporte” para que o Governo aceda à plenitude de funções é dado através da AR.
3. Existem três cenários que podem ocorrer, aquando da “Apreciação do programa do Governo” (art. 192.º da Constituição).
3.1. Note-se que o programa de Governo terá de ser apreciado pela AR (art. 192.º), mas não votado.
Portanto, a primeira possibilidade é a de haver uma mera apreciação do Programa de Governo.
Conforme foi frisado nos trabalhos preparatórios da Constituição de 1976, “o Governo não precisa de ter o apoio da maioria da Assembleia” (uma confiança “positiva”) - “Exige-se, sim, que não tenha contra ele” essa maioria.
3.2. Num 2.º cenário, poderá ser proposta uma moção de rejeição por parte de um grupo parlamentar (art.º 192.º, n.º 3, 2.ª parte, 180.º, n.º 2, alínea h)), embora careça de maioria qualificada de 116 Deputados como requisito de aprovação (art.º 192.º, n.º 4).
Se essa moção de rejeição for aprovada, o Governo é automaticamente demitido (art.º 195.º, n.º 1, alínea d)).
Portanto, como bem disse o Professor Marcelo Rebelo de Sousa no seu comentário semanal, para que PSD e CDS voltem a formar Governo é necessário que tornem a ganhar as eleições por maioria absoluta dos Deputados (isto é, por 116 ou mais Deputados); o que é um cenário muito pouco provável, na actual conjuntura política.
De outro modo, se PSD-CDS ganharem com maioria relativa, muito provavelmente terão a maioria da AR contra si (excepto o PDR); e, aqui, ou o PR arrisca a nomeação e que o Governo “não passe” na AR; ou o PR opta por outra solução governativa.
Se, como tudo indica, o chefe do Partido a nomear como Primeiro-Ministro for o líder do PS, tal solução pode passar por uma Coligação, à Esquerda (v. g., PCP ou outros Partidos, que garantam a maioria de 116 Deputados); ou porventura à Direita.
Porém, na eventualidade de uma Coligação com o PS à Direita, tal verosimilmente será apenas com os Grupos parlamentares do PSD ou do CDS (ou, eventualmente, do PDR).
Nota – Imagine-se o exemplo contrário, em que PSD e CDS concorriam separados, mas tinham um acordo pré-eleitoral.
Imagine-se agora que o PS ganhava as eleições, com 100 Deputados; seguido do PSD, com 99 e do CDS, com 20.
Com 119 Deputados somados (99+20), PSD ou CDS poderiam apresentar uma moção de rejeição do Programa de Governo. A moção, ao ser aprovada por maioria absoluta dos Deputados em efectividade de funções (= 116), implicaria a demissão imediata do Governo do PS à nascença (artigo 195.º, n.º 1, alínea d), da Constituição).